La fête de l’Awd’a, autrement appelée La fête du Retour, commémore la prise miraculeuse d’Ibagrah par le prophète Erekh. On raconte en effet qu’en l’an 4023, sous l’ordre de Dieu, Erekh retourne conquérir sa cité natale. Bien que les défenseurs soient cinq à dix fois plus nombreux, à l’approche de l’armée Maynekh, tous les soldats mobilisés pour défendre Ibagrah posent les armes et s’agenouillent devant la grandeur divine.
C’est ce que les Maynekh appellent le « Miracle du Retour ».
Dans chaque ville, chaque cité on se rassemble tous devant les portes de la ville, côté intérieur. Un Kaachaar se place au devant de la foule afin de mener une prière collective au cours de laquelle tous et toutes finissent par s’agenouiller. Nul ne doit se tenir au devant de la ville, un symbole de la puissance de Dieu qui pénètre dans la cité.
On reste généralement à genoux plusieurs dizaines de minutes.
Le premier jour de cette fête est teinté par la soumission totale à Dieu. Elle inspire alors la crainte du divin.
La tradition veut alors qu’on jeune toute la journée.
Pour célébrer enfin la conquête d’Erekh, et le triomphe de la révélation finale, on organise généralement le lendemain ou dans les jours à venir, un grande fête, qui peut prendre la forme de banquet ou de sortes de bal.