Pesroq

Histoire

Pésroq est un royaume militaire particulièrement puissant de l’Est d’Andellar où les champs ainsi que les montagnes contenant des mines sont monnaie courante. C’est un royaume particulièrement connu pour la qualité de ses armures, armes et outils faits d’un acier très résistant et qui font la richesse de nombreux forgerons. C’est une nation extrêmement stable avec une noblesse très puissante où l’ordre et la discipline sont maîtres depuis que Pésroq est en guerre avec son voisin du sud, Nédour.

En effet, il faut remonter aux années 4500 pour retrouver l’origine d’un conflit dynastique qui perdure encore jusqu’à aujourd’hui. En 4512, le Roi Henri III de Nédour dit “le vénérable” meurt, père de deux fils et d’une fille.

Mais une succession de tragédies royales menèrent à une crise dynastique. En effet, successivement, le premier fils, le Roi Henri IV mourut sans descendance, rapidement suivi par son petit frère, Louis VI, qui perdit la vie dans un terrible incendie au sein d’une église. Le choix devait alors se porter sur le dernier enfant d’Henri III, la princesse Catherine, mais cette dernière était mariée avec le prince Edouard, premier héritier du Roi de Pésroq, à la base pour pacifier les relations tendues entre les deux royaumes.

Le conflit de dynastie commençait ainsi.

Edouard, roi à la fois puissant, intelligent mais aussi tyrannique se réclama Roi de Pésroq et de Nédour, entraînant le courroux des ducs de Nédour qui demandèrent au Parechann une annulation du mariage entre Catherine et Edouard, proposant même d’importantes sommes d’argent. Le pape Clément VI refusa toutes les propositions. Les hauts-nobles de Nédour, contrariés par la décision de Clément VI, se réunirent pour élire un autre roi, évinçant la reine Catherine de la succession. Les discussions, houleuses, permirent à un cousin de Catherine de prendre le pouvoir sous le nom de Philippe III. Face à cette décision, le Royaume de Pésroq déclara la guerre à Nédour pour déposer Philippe III. La guerre se termina sans chute du roi, même si le duché de Pied-de-roche devient un duché du royaume de Pésroq.

Depuis cette guerre, les deux Royaumes n’arrêtèrent jamais de se faire régulièrement la guerre, même si des périodes de paix existèrent aussi. Nul homme ou femme ayant vécu un minimum longtemps ne furent jamais témoins d’une entrée en guerre entre les deux royaumes au moins une fois dans leur vie. Actuellement, une paix dure depuis vingt ans entre les deux royaumes, même s’il est monnaie-courante que des petits seigneurs de Nédour ou de Pésroq tentent des modestes incursions chez le voisin, dans des buts de pillage.

Le peuple de Pésroq, unis dans les victoires et les défaites, attend avec impatience la fin de ce conflit et la victoire de leur nation.

Culture

La culture de Pésroq est très à part des autres nations. En effet, c’est un royaume extrêmement militariste, où la force armée et l’union du peuple ainsi que sa dévotion sont maîtres.

Les Pésroquiens sont un peuple très nationalistes et unis, ils ne supportent pas que des étrangers viennent sur leur territoire et surtout pas des Nédouriens. En revanche, ils ne rechignent pas à exporter le fruit de leur savoir faire.

Point commun que Pésroq partage avec Nédour est l’envoi d’au moins un des enfants de chaque famille pour l’armée du seigneur local en tant que soldat.

Un Pésroquien classique est quelqu’un de très sobres, froid. Ils sourient assez peu et portent des habits d’une couleur unie généralement peu salissante comme du noir ou du marron, faits en général de lin ou de laine et qui sont conçus pour résister très longtemps.Ils ne montrent que très rarement leur richesse, il est souvent difficile de faire la différence entre un noble et un bourgeois moyennement aisé. Ce sont des personnes assez difficiles à cerner mais qui peuvent devenir de véritables frères ou soeurs quand l’amitié est profondément ancrée. Le Pésroquien est très attaché à sa nation et serait prêt à donner sa vie pour elle et la gloire. L’ordre et la discipline sont capitaux à ses yeux. Il s’entraîne fréquemment, après chaque messe au maniement de son arme et de son armure (s’il en a une), en préparation d’une future guerre avec Nédour. Les hommes se rasent et gardent leurs cheveux très courts. Les femmes quant à elles coupent leurs cheveux mi-longs voire court et les attachent fermement.

En termes de loisirs, le plus populaire est le béhourd, véritable simulation de combat en armes (émoussées) et armures pouvant regrouper entre 2 participants et… 2 villages. Les règles sont assez simple, les participants s’affrontent jusqu’à ce que le ou les adversaires soient tous à terre. Une fois à terre, il est interdit de se relever. Ces simulations, souvent organisées par les commandants d’armées permettent de bien se préparer à une future guerre et d’essayer de trouver de nouvelles stratégies bien que les chevaux soient interdits. Bien que ce sport soit spectaculaire visuellement, les blessés graves sont rares et encore moins les morts. Ceux-ci étant plutôt utilisés lors des joutes équestres, véritable sport des riches et des nobles qui en profitent pour s’illustrer en société et séduire.

Il existe aussi des sports moins violents mais presque autant valorisés comme la course à pied, à cheval, l’escrime, le tir à l’arc, etc.

Culinairement, Pésroq est une nation assez pauvre de par sa localisation géographique et le peu d’attrait des Pésroquiens pour le monde culinaire. Ainsi, la plupart consomment au quotidien du pain de blé avec des légumes, un peu de viande de temps à autres. L’alcool n’est que très rare, être ivre étant extrêmement mal vu au sein de cette société.

Paysage

Les paysages sont assez diversifiés bien qu’assez uniformes. La majorité du territoire est jonché de villes et villages entourés d’immenses champs de blé, d’avoine, de seigle, etc. avec des petites forêts aux alentours. Des petites rivières parsèment le territoire, irriguant les champs et fournissant aux Hommes et animaux de quoi s’hydrater.

A l’Est, une chaîne de montagne immense fait la fierté du royaume qui en dépend énormément pour ses mines de fer et de charbon. L’Est du pays est le plus peuplé, de nombreuses mines accompagnées de forges sont présentent et des villes entières sont construites autour afin de profiter de ce marché fortement lucratif. Les villes sont presque toutes de véritables places fortes étant parfois même d’immenses forteresses réputées infranchissables. L’accès est gardé en permanence et la garnison, omniprésente. Tout à l’Ouest se trouve une des façades du Mont Cristal.

Faune

La faune est des plus classiques. Les animaux sauvages fréquents sont les cerfs, les sangliers, les loups, les belettes, lièvres, renards, etc. Les animaux domestiques sont essentiellement les moutons pour leur laine et leur viande mais aussi les chèvres près des montagnes et les poules.

Religion

La religion a une place traditionnelle importante, on prie, on va aux grandes fêtes mais on est moins à cheval sur certains préceptes de la religion, le clergé local s’y mettant aussi à son tour, ne condamnant pas la violence quand celle-ci est utilisée à des fins “justes”.

Economie

L’économie de Pésroq est peu diversifiée.

En effet, le pays est autosuffisant mais la majeure partie de sa richesse provient de l’exportation d’armes, armures et outils d’excellentes qualités que les puissants d’autres pays s’arrachent à des prix exorbitants, faisant la fortune de certains forgerons réputés. Ceux-ci ont tous leurs forges à côté d’immenses complexes miniers fournissant toutes les matières premières leur permettant de travailler. Les forges et les mines forment des véritables fourmilières où le travail à la chaîne est de mise pour répondre aux besoins du royaume et des clients étrangers.

Le pays compte aussi sur ses nombreuses carrières de pierre et tailleurs de pierre très compétents notamment dans le travail du marbre s’exportant très bien et à très bon prix.

Toutefois les Pésroquiens sont en général plus pauvres que les habitants d’autres pays mais ils ne s'en soucient guère la plupart du temps du fait de leur mode de vie simple. Paradoxalement, la criminalité est extrêmement faible du fait de la forte union entre les Pésroquiens qui ne rechignent pas à s’aider mutuellement.

La monnaie de Pésroq est le Marcil, une pièce de fer simple avec le visage du régent frappée dessus accompagnée de la phrase “Un peuple, un royaume” sur la face et au verso “Ordre et Discipline”.

Cette seule pièce constitue tous les échanges à Pésroq, ce qui est un véritable casse-tête lors de l’achat de biens ayant une forte valeur, étant donné qu’il est très complexe de transporter des coffres entiers de pièces.

La pauvreté n’est que peu existante chez les Pésroquiens, ceux-ci s’aidant mutuellement en cas de difficulté. Il n’en est par contre pas du tout de même pour les étrangers et encore moins les Nédouriens qui sont parqués dans de véritables ghettos surveillés en permanence par la garnison. Les étrangers survivent comme ils le peuvent en faisant les tâches les plus ingrates et/ou dangereuses ou en se tournant vers l'illégalité voire la prostitution.

Société

Depuis l’extérieur, on pourrait penser que la société Pésroquienne est classique du centre d’Andellar mais la réalité est tout autre.

Le Roi

Depuis le règne d’Edouard, son pouvoir est très centralisé, son pouvoir ne connaît en pratique aucune limite et il possède d’immenses propriétés terriennes dont le duché de Pied-de-roche.

La Noblesse

Celle-ci est divisée en deux catégories bien restreintes et dont il n’est pas possible de sortir pour la seconde.

La première est la noblesse titrée composée des ducs, comtes, marquis et barons. Ils possèdent des terres plus ou moins larges et dédient leur vie à l’administration de celles-ci ainsi qu’à la politique du royaume en plus de pouvoir prendre part à des guerres ou des incursions.

La deuxième est la noblesse non-titrée, elle est composée des Pevilliers qui se répartissent en deux rangs, chevaliers et écuyers, le deuxième étant de rang inférieur au premier et vise à devenir chevalier en vieillissant. Les Pevilliers sont la garde personnelle et rapprochée du roi. Ils dédient leurs vies uniquement au combat et s’entraînent jours et nuits afin d’être toujours meilleurs. Ils se marient et forment des familles entre eux uniquement. Ils touchent une pension fixe et résident dans les propriétés du roi.

Le roi peut anoblir des roturiers pour qu’ils deviennent des écuyers si il souhaite augmenter le nombre de ses forces ou si les pertes ont été trop importantes suite à une campagne.

Le Clergé

Le clergé Pésroquien n’est organisé différemment par rapport à celui de Tannuviel mis à part qu’il est quasiment exclusivement composé de Pésroquiens de souche, ce qui modifie parfois les préceptes de la religion Emoune, en ne punissant pas l’usage de la violence pour des causes juste par exemple.

La Bourgeoisie

Les bourgeois sont tous les habitants libres des villes qui sont d’origine Pésroquienne. Ils ne bénéficient pas de droits particuliers ni de contrainte particulière. Ce sont essentiellement des artisans, des commerçants, des intellectuels… Leur richesse varie mais ils sont pour la plupart assez pauvres bien que certains fassent fortune grâce à leurs capacités.

Les Serfs

Les serfs sont tous les roturiers ne bénéficiant pas de leur propre liberté. Ils sont en effet soumis à leur seigneur et doivent lui payer le cens, lui donner une partie de sa récolte et parfois travailler gratuitement. En échange, le seigneur lui doit protection, logement et travail. Ils doivent obtenir l’aval de leur seigneur pour se marier ou pour sortir de son territoire et ses biens reviennent au seigneur à sa mort qui donne la plupart du temps au descendant du serf décédé.

Les Étrangers

Sont les étrangers tous ceux qui ne sont pas Pésroquiens de souche et qui ne sont pas des Nédouriens. Ils ne disposent d’aucun droit et leur présence n’est pas tolérée à part s’ils obtiennent un laissez-passer ou une autorisation de séjour pouvant être accompagné d’une autorisation de travailler. Les Pésroquiens les voient d’un mauvais oeil et il sera mal vu de devenir ami avec un étranger. Les étrangers vivent pour l’immense majorité dans les quartiers mal famés des bourgs.

Les Nédouriens

Les Nédouriens sont extrêmement mal vus par les Pésroquiens du fait de leur passé commun. Ainsi, le peu de Nédouriens étant restés à Pésroq sont parqués dans des quartiers de bourgs surveillés constamment par des gardes et entourés de murs mais dont ils ont le droit de rentrer et sortir durant la journée. Le soir, ils doivent impérativement être dans leur quartier sous peine d’amende. Pour être distingués de la population, ils doivent porter autour de la taille un tissu jaune sous peine d’amende (et parfois d’être battus en public). Ils occupent les tâches les plus ingrates et dangereuses quand ils ont un travail. Beaucoup doivent avoir recours au vol ou à la prostitution pour survivre ce qui n’est pas pour arranger leur réputation. Un Pésroquien vu comme amical avec un Nédourien sera rejeté socialement par ses pairs.



Armée

Tout comme dans la plupart des pays, la sécurité est gérée localement par des miliciens dans les villages et par des gardes dans les bourgs. Les gardes et miliciens sont employés par le régent de la localité et sont sous son autorité.

Pésroq est avec Treffisal une des rares nations à entretenir une armée nationale permanente. Cette armée royale a pour commandant suprême le roi et les officiers sont les membres de sa cour ou des chevaliers expérimentés.

L’Armée Royale est une des armées les plus uniformes qui puisse exister. En effet, mis à part certains chevaliers et écuyers, les hommes et femmes de l’Armée Royale sont tous équipés de la même manière si ce n’est la couleur des tissus qui peut être changeante. Cela est dû au travail à la chaîne des forgerons et menuisiers spécialisés et engagés par le roi personnellement pour fabriquer en masse et en relativement peu de temps les équipements. Les armures sont faites elles aussi à la chaîne et sont nommés “armures munitions” du fait de leur méthode de production. Elles sont ensuite entreposées dans les armureries et sont données aux recrues une fois leurs classes terminées ainsi qu’aux conscripts lorsqu’une guerre est déclarée. Il y a la plupart du temps une tolérance de différence de taille entre l’armure et l’homme allant jusqu’à 5 centimètres, rendant l’armure assez peu confortable si l’homme équipé et un poil trop petit.

Pésroq compte énormément sur ses fantassins lourds et sa chevalerie de choc, très bien équipée et inspirant la peur chez les ennemis. Auparavant, cette chevalerie chargeait la plupart du temps tête baissée en plein dans les lignes ennemies mais suite à de nombreuses défaites à cause des archers longs Nédouriens, elle tend non seulement à être moins nombreuse mais aussi à être utilisée à des fins d’attaque de flanc ou de poursuite, les chevaliers voulant charger de front ayant mis pied à terre afin d’éviter que leurs chevaux soient tués par les volées de flèches.

La section d’élite de la chevalerie Pésroquienne au service du roi et de son Armée Royale est nommée Hussards ailés. Ce sont en fait des chevaliers lourdement équipés de façon classique mis à part qu’ils se distinguent par de grandes ailes dans le dos de leurs armures. Ces ailes sont faites de plumes d’oie accrochés à une armature de bois gainée de cuivre, elle même accrochée à la cuirasse dans le dos.

L’infanterie lourde et la cavalerie incluant la chevalerie de choc représentent en général la majeure partie d’une armée Pésroquienne, le reste étant des archers et des fantassins plus légers.

Le roi a le droit d’appeler un Ost pour participer aux guerres les plus importantes.

Enfin, Pésroq n’emploie quasiment jamais de mercenaires, ne faisant pas confiance à des hommes se battant pour l’argent plutôt que pour leur nation. A contrario, certaines compagnies mercenaires Pésroquiennes se battent en dehors des frontières du royaume.

Santé

La santé n’est pas un problème pour la plupart des Pésroquiens qui peuvent obtenir soins et remèdes sans trop de soucis à part dans les régions les plus reculées. La taille moyenne est d’1m70 pour les hommes et 1m65 pour les femmes.