Célébrée durant le mois de Païs, la Fête des Morts est le moment où les Hélïastres rendent hommage à leurs ancêtres et prient les Esprits Primordiaux, seuls dépositaires du monde spirituel. À la différence des dieux, les Esprits ne sont priés que rarement dans l’année — cette fête est l’une des rares occasions où on s’adresse directement à eux.
Les familles se rendent dans les cimetières-bâtiments où sont conservées les urnes de leurs défunts, organisées par lignée. On y allume de l’encens devant chaque urne, geste identique à celui pratiqué lors du rite funéraire d’origine.
En écho au mois suivant la crémation, où l’on place de l’argent dans l’urne pour garantir la prospérité de la prochaine vie, un dépôt symbolique (pièce, nourriture, fleurs) est renouvelé une fois par an. Ne pas le faire revient à négliger le shentì du défunt, qui finit par s’en aller faute d’attention.
La nuit précédant la fête, chaque logis laisse une lumière allumée jusqu’à l’aube, afin que les esprits humains errant à proximité de leur famille sachent qu’on continue de veiller sur leur mémoire.