Codex Spiritaniste

Cette page contient un ouvrage assez répandu à Pafynne, les Pafynnois les plus aisés, mais surtout les plus religieux en possèdent généralement un exemplaire. Son contenu, en revanche, contient des informations connues d’une bonne partie des Spiritanistes.

Veillez à ne pas utiliser le contenu trouvé sur cette page si votre personnage n’est pas susceptible d’avoir un jour lu ce livre.

I. Des trois grandes entités

Car il n’est point de commencement sans Sola, point de fin sans Là, et point désir de recommencement sans Tui. Ensemble, ils forment le Coeur du Monde, la Source et l’Estuaire.

Solda - Le poisson blanc, flamme du renouveau

Né dans l’aurore primordiale, Sola est la première lumière. Lorsque le monde n’était que nuit et silence, il fendit les cieux comme un trait d’argent incandescent. Il nage dans les hauteurs du firmament, entouré de flammes solaires et de chants d’éveil. Sola descend sur la terre à chaque solstice d’été, marquant le retour de la chaleur, de la vie et de l’amour.

Ses fidèles l’invoquent lors des naissances, des serments d’union, et des semences. Il est le souffle vital, celui qui embrase les âmes en attente et leur donne forme charnelle. Il est représenté par un poisson blanc, scintillant, nageant vers l’Est, porteur d’espoir et de rayonnement.

Là - Le poisson Bleu, Ombre Miséricordieuse

Lorsque l’ombre gagne sur la lumière et que le froid enveloppe le monde, Là descend du ciel lors du solstice d’hiver. Ses écailles d’azur reflètent les larmes des vivants, et son regard traverse le voile des morts. Elle est la Moissonneuse d’âmes, la Porteuse de fin, mais jamais de peur. Car Là n’est pas la fin, elle est la Main qui prépare le retour.

Les funérailles lui sont consacrées. Elle recueille les âmes avec douceur, les écoute, les juge, puis les confie à Tui. Elle nage vers le Nord, vers les cieux assombris, porteuse de paix et d’apaisement. Elle est le souffle glacé de la vérité.

Tuï, L’Abysse, le Ciel et la Mer

Tui n’a ni début ni fin. Elle est le berceau de tout et le tombeau de rien. Immense, insondable, elle étend son être sur les cieux étoilés et les abysses des mers. C’est à elle que Là confie les âmes jugées dignes, les plongeant dans son giron aqueux où elles deviennent étoiles.

Lorsque l’heure vient, Tui murmure aux étoiles endormies, et Sola vient les réveiller d’un baiser ardent. Elle est le lien invisible, le tissage du Cycle, la témoin silencieuse. Les marins, les mères et les orphelins prient Tui dans la nuit.

L’Union Sacrée

Sola, Là et Tui ne sont pas trois, mais une même réalité perçue à travers les filtres de l’expérience humaine. Leur Danse sacrée forme le cercle du devenir : Sola allume la vie, Là la couronne d’une fin juste, et Tui veille à ce que nul ne soit perdu. Ce cercle est appelé la Ronde des Trois, et chaque prière Spiritaniste commence en leur nom.